BIO

“Comment je peux répondre à ce qui m’entoure avec la danse ?». Cette phrase m’a accompagné tout au long de mon parcours, elle a attisé ma curiosité pour le mouvement de la danse américaine des années 60, elle a fait que je suis devenue tour à tour chorégraphe, danseuse, enseignante, que j’ai écrit sur la danse ou encore que j’ai invité et programmé d’autres danseurs. La question de la danse recèle un intime, créer une danse me confronte avec comment vais-je arriver à raconter cet intime, et par extension à la nécessité d’avoir recours aux mots, aux sons, aux images afin de dévoiler cette danse. Aujourd’hui la notion d’intime persiste mais elle s’est déplacée, dans une relation de proximité, un espace de précaution que je tente d’établir avec les spectateurs.”

photo @marie Maquaire

@Marie Maquaire

Stéphanie Auberville passe son enfance en Provence, suit des Études scientifiques jusqu’au Deug, puis bifurque vers la danse. Elle décide de s’installer à Paris en 1992, parfait sa formation. En 1994, elle écrit une première série de solos Le journal corporel, et commence le Contact Improvisation qu’elle pratique toujours.

En 1997, elle rencontre une compagnie de théâtre gestuel Le théâtre de la mezzanine avec qui elle va travailler trois ans. Un contrat en Angleterre avec le chorégraphe Ted Stoffer, lui permet de donner des ateliers auprès de personnes handicapées. Elle rentre en France travaille avec Haïm Adri, Jasmina Prolic, Anja Hempel avec qui elle fait trois créations, Le grand Cwrth, Les demoiselles du Dr Krü et Fleish. En 2002 elle rencontre la chorégraphe américaine Nita Little, et devient son assistante en 2005.

En 2004, elle crée Le groupe B, et chorégraphie un duo avec la comédienne Fabia Hacine-Gerbi, Lost in candyland, un an après elle commence la série de solos Nonobstant avec Nonobstant # 1 – Leibensziechen 2005. Sous l’invitation de Liz Young, elle crée le duo That rings me a bell, en collaboration avec la photographe-architecte Christel Culos, en 2007. La même année elle revient au théâtre sous la direction de Marie Marfaing dans Épluche ce qui l’en reste, et plus tard dans Horizon aux aguets en 2009.

Entre décembre 2006 et mai 2009, elle est responsable danse à Point Éphémère, lieu qui l’avait accueillie en résidence en 2004 et 2005. Elle continue de travailler sur la série des Nonobstant avec Nonobstant#2 – La réalité est une chose secrète en 2006, Nonobstant # 3 – Espace d’états discrets- en 2007. Avec le projet Nonobstant, elle obtient une résidence d’un an à l’espace Khiasma, dirigé par Olivier Marboeuf.  La forme finale de la pièce sera présenté en 2009. En 2008, elle crée, La mécanique du oui dans le cadre de l’exposition Lewis Baltz de la biennale Art grandeur nature de la Seine Saint-Denis.

En 2010 elle travaille avec le chorégraphe Thierry Thieu Niang sur le projet Mon corps, Mon lieu à Stains, et sur le trio Au Zénith. En juillet 2010 elle est invitée à co-enseigner avec Rajendra Serber, au festival WCCIF, à Berkeley, et au théâtre Counterpulse, à San Francisco, ensemble ils vont créer les pieces Danse to fly  joué au Garage à San Francisco et No parking joué au Point éphémère à Paris .

De août 2010 à décembre 2011 elle est artiste en résidence à la Blanchisserie à Ivry-sur-Seine, en collaboration avec Lydia Boukhirane . En avril 2011 le Théâtre de l’Échangeur l’invite à une carte blanche, elle programme le week-end « Mind the gap ».

De juillet 2011 à février 2012 elle développe le projet Art&Entreprise On cherche un passage… avec les salariés d’une banque. En Avril 2012 elle mène une version de la mécanique du oui avec les hébergés du centre Émmaüs de Paris.

Elle présente In numerum exsultare en juin 2012 dans le cadre du festival les petites formes dé cousues à Point Éphémère. En 2013 elle est accueillie en résidence aux Bains Connectives à Bruxelles, pour des recherches sur Les gens de paille. En 2014 elle travaille pour la Zinneke Parade comme coordinatrice artistique de la zinnode de Forest.

Elle travaille comme dramaturge pour la compagnie de cirque de Morgan Cosquer, et le duo les Gueules d’atmosphère, et pour la compagnie de danse Marinette Dozeville. Elle rencontre Myriam van Imschoot et participe à la pièce sonore YOUYOUYOU.